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L'avenir des peuples dépendra des peuples.
Le Peuple de l'Avenir, lui, dépendra de l'Avenir...
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La maîtrise d'une épée doit être apprise, exercée et maitrisée. Le jeune apprenti du forgeron ne commence pas
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[Maël Theirmall]

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[Laranith]

Un par un, il traîna les corps jusqu’à la falaise et les jeta à la mer afin de leur offrir une sépulture rapide...

Et afin de libérer la clairière de ces putrides émanations. La nature n’avait pas à contempler la folie des hommes.
Elle n’avait pas à supporter la barbarie des êtres qu’elle avait un jour engendré...
[Trucid]

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 Mon amie la louve.

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Walgrim Grindal

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MessageSujet: Mon amie la louve.   Mar 4 Sep - 18:51

Ce matin-là, Walgrim s'occupait, comme d'habitude, de sa forge. C'était plutôt calme en ce moment, il n'avait que quelques commandes, très peu pressées, aussi, il ne dépêchait pas, il prenait tout son temps. Il en profitait même pour aller se balader de temps en temps ou aller aider sa femme à la brasserie. Il n'était pas aussi doué qu'elle et bien souvent, elle le renvoyait gentiment à ses activités, par peur qu'il ne fasse une bêtise. Walgrim ne lui en voulait pas, après tout, ils vivaient essentiellement grâce à elle. Son travail requérait de la minutie et de la précision, c'était elle qui fabriquait une bière si excellente, il la laissait faire. Il retournait alors à sa forge, où il vaquait à ses occupations, ou bien il cherchait autre chose à faire.

Ce matin-là, il ne mettait pas vraiment beaucoup d'entrain à la tâche. C'était triste à dire, mais il commençait à s'ennuyer assez fermement. Toujours taper sur son enclume, c'était bien, c'était son métier mais parfois, il avait besoin d'action, il avait besoin de faire autre chose, de plus palpitant. Fabriquer des morceaux de ferraille qui servirait ensuite dans des constructions à l'intérieur d'Esfahan, c'était certes gratifiant, mais passionnant, sûrement pas. Et maintenant que les guerres avaient cessé entre les ethnies, il n'y avait plus aucune commande massive pour des armes ou des armures, juste des particuliers, ce qui était loin de suffire pour occuper Walgrim à plein temps. Après un soupir et un dernier coup de marteau, il s'arrêta et posa son outil.

Ce matin-là, Walgrim quitta son domicile, sans savoir vraiment ce qu'il faisait ou ce qu'il cherchait. Il n'y avait plus grand chose qu'il pouvait découvrir dans les environs, il avait déjà pas mal parcouru ces terrains. Il y avait le bois, dont il avait un peu peur depuis sa mésaventure avec le troll géant. Il ne s'y aventurait pas beaucoup, ou alors, pas trop loin, pour qu'il puisse toujours avoir un moyen de s'échapper en cas de danger. Avec sa femme, ils formaient un bon couple de chasseur mais seul, il ne valait guère mieux qu'un nain comme les autres. Il ne prenait donc pas de risque. De l'autre côté, il y avait la mer intérieure. N'aimant pas trop l'eau et naviguer, ce n'est pas dans cette direction qu'il allait non plus. Il lui restait alors la montagne, zone très escarpée, monotone, grise, déserte de végétation, pas attrayante en gros.

Ce matin-là, il prit la route vers Esfahan, histoire de changer un peu. Il ne la parcourrait pas en entière, mais avec un peu de chance, il rencontrerait quelqu'un, quelque chose d'inhabituel, qui animerait un peu sa journée. Il aimait bien marcher, malgré la petitesse de ses jambes. La route en dalles lui plaisait bien, il l'empruntait assez souvent, au moins une fois par mois, tenant les rennes de son chariot qui lui servait à transporter les marchandises. Cela faisait des semaines qu'il ne l'avait pas fait, et ça lui manquait presque. Il se mettait à repenser à la vie à la capitale, à la taverne que fréquentait régulièrement son père et au travail de sa mère. L'agitation de la ville lui manquait, les bagarres d'ivrognes, le bruit, les bonnes odeurs …

Ce matin-là, finalement, il rencontra effectivement quelqu'un. Un cavalier arrivait face à lui. C'était plutôt rare de voir ce genre de monture ici, les nains étant assez inadaptés pour les monter. Mais le cavalier n'était pas de cette ethnie, c'était un humain, et ils étaient encore plus rare à parcourir cette route. Walgrim trouva cela assez étrange et méfiant, il sortit un peu de la route, se mettant sur le bas-côté pour le laisser passer. Bizarrement, il ne passa pas à pleine vitesse mais ralentit en s'approchant du nain. Il s'arrêta même à sa hauteur.

« Walgrim Grindal ? C'est vous que je cherchais justement ! Montez derrière moi, il y a urgence. »

Il y a une bonne raison pour laquelle les nains ne chevauchent pas, c'est qu'ils sont absolument ridicules sur ce genre de montures. Il suffit qu'elles soient un peu larges et les nains avaient du mal à passer les jambes d'un côté et de l'autre. Il en résultait une posture totalement instable, et très marrantes à regarder, pour les autres. Heureusement, il n'y avait personne d'autre pour l'instant pour assister à ce spectacle équestre. Une fois Walgrim sur le dos du cheval, ils repartirent dans la même direction, retournant au village de Stromrik.

« Vous allez avoir besoin de votre équipement, et de dire au revoir à vos proches, vous partez pour au moins quelques jours. Mission de l'Ultime Alliance. »

Walgrim n'avait jamais vraiment eu à faire sérieusement avec l'Ultime Alliance. Il en avait bien sur entendu parlé, il admirait leurs actions et en faisait partie, de par son appartenance à l'ethnie naine, mais de là à remplir une mission pour eux, il ne l'aurait jamais imaginé. C'était un honneur pour lui. Tout le long du chemin, Walgrim posa des questions, pour essayer de savoir de quoi il en retournait, mais l'autre ne répondit pas, il garda simplement le silence, maintenant le cheval sur la route. Il ne passa rien d'autre du voyage. Juste le silence rythmé par le cliquetis des sabots sur les dalles.

De nouveau devant la brasserie familiale, l'envoyé de l'Ultime Alliance mit pied à terre et aida Walgrim à descendre. Il lui donna simplement rendez-vous vingt minutes plus tard puis s'occupa de son cheval, lui donnant à boire et le brossant. Le nain s'éloigna et passa plus de la moitié de ce temps à dire au revoir à sa femme. Elle prenait peu à peu l'habitude de le voir partir pour quelques jours, pour des livraisons, mais là, étant donné que c'était une mission, elle était particulièrement émue et un peu inquiète. Il tenta de la rassurer comme il pouvait, mais il n'avait pas plus d'informations, il se contentait donc de dire que tout se passerait bien. Puis, vint le temps de se préparer. Il prit sa fidèle hache, une bonne réserve de boisson pour la route et quelques provisions. Il était presque sûr que l'Ultime Alliance leur fournirait de quoi subvenir à leurs besoins, mais il préférait être prévoyant. Il était enfin prêt. Il retourna auprès de l'homme qui l'attendait, espérant secrètement qu'un autre moyen de locomotion avait été prévu pour aller jusqu'au point de rendez-vous.

Malheureusement pour lui, ils repartirent de la même façon, Walgrim accroché à la taille de l'homme qui conduisait le cheval. Ils prenaient la route vers Esfahan. Le nain ne voulait pas qu'on le voie ainsi, dans une telle position, mais il n'avait pas le choix, s'ils allaient jusqu'à la cité, des gens auraient l'occasion de rire. Au final, peu lui importait. Les nains comprendraient sa douleur et ton inconfort, et ne se moqueraient pas. De toute façon, ils s'arrêtèrent bien avant et ils descendirent à nouveau. Walgrim ne savait plus trop où ils étaient, mais en tout cas, il n'y avait rien aux alentours. Ils étaient littéralement au milieu de nulle part, un endroit où le nain ne s'arrêtait jamais en temps normal. L'homme le regardait mais Walgrim se taisait, trop marqué par le silence de la première partie du voyage. Et pourtant, c'est l'homme qui rompit ce silence, lui reprochant justement de ne plus poser de questions. Le nain en reste pantois, sans voix.

« Si je n'ai pas répondu à vos questions précédentes, c'est pour conserver la confidentialité de la mission et éviter que vous inquiétez votre entourage. Je ne vous le cache pas, votre tâche pourrait être dangereuse. Je n'ai pas plus d'informations concernant ce que vous allez faire. Je connais juste la composition de l'équipe dans laquelle vous évoluerez. Il y aura trois autres nains venus d'Esfahan et votre cheffe sera … une lycanthrope. »

« Une … quoi ? » articula Walgrim

« Une lycanthrope, membre de l'Ultime Alliance comme moi. Elle se fait appeler Taryann. C'est elle qui a l'ordre de mission et c'est qui vous dirigera. Vous serez un peu comme des guides durant sa mission. Le point de rendez-vous est ici, et a été choisi exprès à l'extérieur de la ville. C'est tout ce que je sais. »

« Guide pour une louve ? Et si je refuse cette mission, et que je m'en vais maintenant ? »

« L'Ultime Alliance vous a jugé compétent pour ce rôle, ne la décevez pas. »

Sur ces mots, il remonta sur sa monture et partit, laissant Walgrim seul. Il n'en revenait pas de la tournure que prenaient les choses. On ne lui laissait aucun choix, et il était presque forcé d'aider une lycanthrope. Lui qui soutenait cette organisation et trouvait cette unification des ethnies tout à fait idéale pour ce monde, il avait quand même des limites dans ses fréquentations. Il avait connu la guerre avec les royaumes et la paix était la plus belle chose qui soit pour lui. Mais pourquoi devait-il s'allier avec ce genre de créature ? Un peu résigné, il s'assit à même le sol et commença son repas, pour passer le temps.

Il avait déjà bien entamé son morceau de fromage et sa miche de pain lorsqu'il sentit une présence, quelqu'un qui l'observait. Il se releva vite, posa son repas et prit sa hache, juste histoire de pouvoir se défendre en cas de besoin. Mais il était trop tard, il se retrouvait nez-à-nez avec une femme qu'il n'avait jamais vu auparavant et pourtant, il sut directement que c'était celle qu'il attendait.

« Taryann ? »

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Taryann Lugar

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MessageSujet: Re: Mon amie la louve.   Ven 23 Nov - 22:25

Tête basse, l’émissaire humain guettait la réaction de son auditrice avec une hypothétique humilité mais une anxiété avérée. Taryann, un brin distraite, songeait quant à elle à la condition des bérets. Malmenés ad vitam aeternam par bon nombre de leurs possesseurs, baignés d'une sueur nauséabonde à longueur de journée, en première ligne face aux intempéries quand ils n'étaient pas, comme présentement, soumis aux torsions et contorsions entre deux pognes crispées en exutoire à l'âme torturée de leur porteur. Amère destinée. A lui seul ce constat justifiait que les objets soient dépourvus d'âme ,sans quoi une vengeance sans nul doute apocalyptique serait à craindre. Vengeance...elle commençait à sombrer dans un parallèle douteux lorsque son « oncle »se racla bruyamment la gorge à son côté.

« Tu comptes y aller ? »

La jeune femme releva légèrement le nez, effaçant rapidement de ses traits l'air absent qui trahissait son manque d'intérêt. La question était plus que pertinente et la brusquait un peu, à vrai dire. Bien que l'envoyé de l'Ultime Alliance fasse le pied de grue devant elle depuis près d'une demi heure elle n'y avait pas même songé. Aussi ne répondit elle pas directement, et s'adressa au messager :

«  Et pourquoi requiert on ma présence au juste ? Cette mission n' a pas l'air de nécessiter de talents particuliers et n'est même pas en Emeodia ni a destination des nouvelles terres... »

«Ils ont demandé expressément des lycans ma... Dame. Ils doivent estimer que certaines de vos capacités vous seront utiles et gages de réussite »


« C'est un peu vague... » Remarqua la jeune femme.

« Un beau guet apens qui se profile oue ! »
Intervint l'un des acolytes de l'oncle, qui n'avait jusqu'ici été dénommé.

« Je ne pense pas... cela ferait mauvaise presse à l' Ultime Alliance si l'on se servait de son sceau pour servir des inimitiés raciales... même si nous ne sommes pas appréciés cela créerait un précédent propre à raviver certaines distensions.  Cela fait quelques temps que je ne suis pas partie pour eux ...»

Reportant son attention sur le bourreau de béret en chef, elle reprit :

« Donc si je récapitule il vous faut trois lycans, en Esfahan et vous ne pouvez nous en dire plus avant que je n'accepte quant à la teneur de la mission et la qualité de nos compagnons de l' Alliance ? »

« Cela me paraît bien résumé ma Dame »


Taryann continua à le fixer sans mot dire. Les jambes négligemment entrecroisées elle se tenait debout accoudée à un imposant érable, sa joue reposant nonchalamment sur son poing a demi fermé, son index tendu se perdait dans sa chevelure d'ébène tandis que l'auriculaire s'échouait sur la commissure de ses lèvres. Elle resta ainsi plusieurs minutes sans que quiconque n'ose relancer le débat, s'amusant sans le laisser paraître du malaise grandissant de l'homme. Elle savait cette distraction partagée par ses compagnons lupins au silence qu'ils observaient.

Enfin, le prenant en pitié elle s'arracha à l'arbre. Marchant droit sur lui elle s'arrêta à une distance que la commune mesure jugerait sinon indécente, indisposante, une coudée à peine séparant leurs bustes respectifs. Elle releva sa dextre, paume vers le ciel à hauteur de poitrine et reprit la parole.

« Et bien... voyons alors ce qu'il y a dans ce parchemin »

« Mais je ne peux vous le confier que si... »


La lycante fronça quelque peu les sourcils et le rouleau atterrit sans plus de difficultés dans sa main. Elle accorda un sourire de satisfaction à l’émissaire et tourna les talons, descellant aussitôt le message.

« Nan mais Tann sérieusement je le sens pas ce truc, j'aime pas l'idée que tu partes là bas y a... »

« Tu fais partie de l’expédition Lucius. » L'interrompit la jeune femme en s'enfonçant dans la forêt, le nez plongé dans sa lecture.

Le grand brun referma la bouche en grimaçant et échangea un regard avec le chauve, le plus âgé des trois. Ils pénétrèrent à leur tour dans le sous bois, dans la même direction que Taryann mais sans suivre de chemin particulier. La texture cotonneuse crasse du calot usé fut la première perception nette du missionnaire après la disparition des trois silhouettes.

*****

« C'est CA le gars ? »


« La ferme Lucius ... »

L'échange eut beau se faire à voix très basse, il sembla mettre la puce à l'oreille au bonhomme qui picorait là puisqu' il sauta sur ses jambes, fort réduites au demeurant. Dans la foulée il ramassa une arme. D' une enjambée souple, la lycante s'extirpa du fourré tandis qu'il pivotait sur lui même. Tous deux se retrouvèrent face à face... ou presque, à une demi toise près si l'on se voulait pointilleux.

« Taryann ? »

« Elle même . »

« Je t'attendais. »

« Tu nous attendais. » Corrigea t elle, deux autres hommes de bonne stature sortant à leur tour de l'épaisse végétation. « Lequel es tu ? Où sont les trois autres ? »

« Les trois autres quoi ? »
Intervint l'homme apparu à la droite de la lycante, peu empreint de manières.

« Les trois autres nains... »

« Encore des nains ? »


« Tu t'attendais à quoi en Esfahan ? »

Elle avait répondu sèchement, contrariant visiblement son acolyte qui ne releva pas, laissant enfin au petit homme l'occasion de répondre.

« C'est qui ces deux là ? Je n'attendais qu'une personne ! »

« Cet idiot là... c'est Lucius, il n'est pas si bête qu'il y paraît, juste un peu trop impulsif peut être. Et le blond à ma gauche, Kartel. On t'as mal renseigné apparemment, ils poursuivent la mission avec nous...Ils ne mordent pas, enfin tant qu'on ne les chatouille pas trop. »

La commissure de ses lèvres se retroussa en une esquisse de sourire, mais le nain ne s'en émut pas et se présenta à son tour.

« Walgrim Grindal... Pour les autres on m'en a parlé mais je n'ai aucune idée d'où ils sont . »

Taryann hocha la tête et regarda par delà son interlocuteur, sondant pensivement le flanc de montagne leur faisant face au sommet duquel se dressait une ville de modeste ampleur pour une capitale.

« Ils auraient dû être ici également, nous attendrons jusqu'à demain matin s'il le faut. Dis moi, Walgrim a quelle durée estimes tu le trajet jusqu'à Esfahan pour vos petites jambes?

Tandis qu'elle posait cette question, ces acolytes se mettaient à l'aise, s'allongeant au soleil


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Walgrim Grindal

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MessageSujet: Re: Mon amie la louve.   Mar 25 Déc - 23:07

C'était la première fois que Walgrim voyait une lycanthrope. Il la dévisagea longuement alors qu'elle confirma son identité. À la faible distance à laquelle elle était, il n'en distinguait que les longs cheveux noirs et les yeux bleu d'une étonnante profondeur, dans lesquels il se serait bien perdu s'il n'y avait pas eu son haleine pour le maintenir dans la réalité. Mais alors qu'il croyait être au bout de ses surprises, la louve à l'apparence humaine annonça deux autres de ses congénères qui les rejoindraient le temps de la mission. Walgrim manqua de s'étouffer lorsqu'il vit effectivement deux autres personnes de stature au moins aussi musculeuse qu'elle l'était entrer dans son champ de vision. Ce n'était pas ce qui était prévu, pas ce qu'on lui avait expliqué au début de la journée. Un peu éberlué, il laissa un peu les nouveaux arrivants parler entre eux avant de laisser exploser sa surprise et une part de colère.

« C'est qui ces deux là ? Je n'attendais qu'une personne ! »


Alors que ce qui se rapprochait le plus de la cheffe de ce groupe présenta tout le monde, Walgrim réfléchit à toute allure. Sa première réaction fut de ne rien laisser transparaître, pour ne pas que ses doutes ne se voient et soient interprétés comme de la peur par les invités surprise. Il garda alors la tête froide et n'exprima aucune émotion sur son visage. Il y aurait donc un homme-loup du nom de Lucius, impulsif apparemment, les pires de tous selon le nain qui resserra ses mains sur la hache qu'il n'avait pas lâché depuis que Taryann était apparue. Il était déjà prêt à faire attention et à faire usage de son arme pour calmer d'éventuelles ardeurs belliqueuses. L'autre lycanthrope était Kartel, un blond, plus calme sûrement, plus gérable donc. Walgrim ne réagit pas à la remarque sur le fait qu'ils mordaient si on s'en approchait trop, il passa outre et resta impassible. Pourtant, dans sa tête, il en était autrement. Afin d'éviter un incident diplomatique, il répondit à la question que la femme-louve lui avait posé quelques minutes auparavant.

« Walgrim Grindal … Pour les autres, j'en ai entendu parler mais je n'ai aucune idée d'où ils sont. »

Pour lui, ce retard était fâcheux, car cela le plaçait en infériorité numérique face à trois potentiels adversaires si la situation dégénérait car, si lui-même avait du mal à les supporter, il sentait que c'était réciproque et que les lycanthropes n'avaient pas l'habitude de faire affaire et de réaliser des missions avec des nains. La situation pourrait devenir dangereuse si les anciennes dissensions ethniques refaisaient surface ce jour-là. Bien qu'il ne doutait pas de pouvoir leur faire face et de les repousser avec l'aide de sa fidèle hache, il ne pourrait vaincre sans l'aide des autres qui devaient arriver. Il n'avait qu'une envie là, c'était de s'en aller, d'abandonner la mission et de fuir le plus possible la compagnie de ces animaux. Mais dans ce cas, l'Ultime Alliance lui en voudrait, et il n'aurait plus jamais l'occasion de travailler avec eux et les aider. Il devait prendre ça en compte avant de prendre la moindre décision. Il devait faire un choix entre ses idéaux et ses convictions, et dans l'immédiat, entre attendre ses compagnons et partir. Sentant qu'il faudrait un peu plus de temps de prévu, les deux lycanthropes s'allongèrent au soleil pendant que leur cheffe posa une nouvelle question.

« Ils auraient dû être ici également, nous attendrons jusqu'à demain matin s'il le faut. Dis-moi, Walgrim, à quelle durée estimes-tu le trajet jusqu'à Esfahan pour vos petites jambes ? »

Le nain n'en revenait pas de ce qu'il entendait. Elle osait faire une remarque sur sa taille, alors qu'elle était sur le territoire des nains. Walgrim aurait pu s'en offusquer, et il n'y a pas longtemps, cela aurait été suffisant pour justifier un coup de hache mal placé. Mais cela aurait ravivé d'anciennes querelles qu'il ne faisait pas ranimer en ces temps-ci. Il y avait d'autres choses plus importantes.

« À vue de nez, je dirais que nous sommes à peu près à mi-chemin entre Esfahan et la côte au nord. Cinq heures de marches devrait suffire pour rejoindre la capitale naine d'ici, enfin, si vous arrivez à tenir le rythme et si vous êtes à l'aise en terrain accidenté. Ici, ce n'est pas la forêt, les gens civilisés ont construit des routes en pavé. »

Walgrim avait glissé cette réplique bien malgré lui dans la conversation, mais il savait qu'elle était méritée. On n'insulte pas un nain sans en être puni par la suite, et une simple remarque désobligeante est bien peu cher payé. Elle méritait plus que cela, mais pour l'instant, le nain avait décidé de ne pas donner suite. La femme-louve n'eut de toute façon pas le temps de répondre car les trois autres nains arrivèrent juste à ce moment-là. Venant de la capitale eux, et non de Stormrik, ils se retrouvèrent à encercler les lycanthropes. Ils avaient aussi leurs armes sortis, des haches plus ou moins lourdes et grandes. Walgrim ne les connaissait pas, même pas de vue, mais eux avaient l'air de se connaître, ils étaient sûrement tous originaires de la capitale et avaient fait route ensemble. C'étaient les mieux placés pour obéir aux ordres de l'Ultime Alliance, car ils en voyaient des émissaires chaque jour dans la ville, contrairement à l'autre nain, plus de la campagne. Un des trois nouveaux arrivants prit la parole, s'adressant de toute évidence à son congénère plutôt qu'aux lycanthrope.

« Walgrim Grindal je suppose ? Dis-moi, pourquoi sont-ils si nombreux ? Ne devions nous pas en avoir qu'une seule de ces bêtes-là ? Doit-on tuer les deux intrus ? »

Les intrus en question s'étaient d'ailleurs relevés et faisaient face aux nains. Avant qu'un dérapage ait lieu et qu'il faille justifier la mort de membres de l'Ultime Alliance, qu'ils soient loups nains, il se décida à intervenir, pour la bonne marche de la mission et pour tenter de mettre un semblant d'unité dans cette joyeuse compagnie qui allait devoir cohabiter, le temps de remplir la tâche qu'on leur avait confié. Il posa lui-même sa hache et entreprit de lui répondre.

« C'est bien moi, Walgrim, et tout comme toi, je ne savais pas qu'ils seraient trois, mais on doit faire avec pour l'instant. Nous sommes tous dans le même camp – à priori – nous ne devons pas l'oublier. Et si Madame a besoin de son escorte pour se sentir en sécurité dans notre région, alors soit, il ne sera pas dit que nous ne savons pas nous adapter. »

Sur ces mots, chacun des nains baissa son arme pour paraître moins agressif, mais ne les lâchèrent pas quand même, gardant sur les lycanthropes un œil méfiant. Les tensions elles étaient loin d'être apaisées, mais pour l'instant, ça suffirait. Les trois nains se présentèrent comme étant Himli, à la barbe blanche, le plus ancien des trois, Foran, plus vigoureux, le plus jeune, mais le moins expérimenté et Dulin, un peu plus chétif mais costaud quand même, celui qui réfléchissait plus que les autres avant de foncer. Une fois les présentations faites, et refaites pour les lycanthropes, Walgrim reprit la parole, histoire de faire avancer la mission et ne plus se perdre en politesse. S'adressant à Taryann, il essaya de masquer son manque de confiance en elle.

« Maintenant que nous sommes au complet, peut-être pourriez-vous nous expliquer plus en détail les raisons de notre présence ici ? Quelle est la mission, et quel rapport cela a avec vous tous ? Et pourquoi êtes vous venus à trois ? »

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