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L'avenir des peuples dépendra des peuples.
Le Peuple de l'Avenir, lui, dépendra de l'Avenir...
[Louise Abraham]

Par les Chutes ! Quand il fallait gagner une bataille,
l’Histoire ne retenait pas l’honneur.
L'Histoire retenait le vainqueur.

[Adriano Di Marechialo]

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[Camiy Saint-Syr]

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Pourtant, mon métier est semblable à celui du berger:
j’élève des moutons dans le but de les tondre…
[Ometeotl Jahar]

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et, généralement, sous tes yeux.
[Barry Toothpick]

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[Rubis Solime De Babaux]


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Danse macabre, l’effleurer et puis s’en retourner pleurer.
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[Sheren]

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entre deux coups de hache et quelques têtes coupées
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[Kalea Grindal]

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Le silence…
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[Erwan D. Layde]

Il n'existe ni de mauvais, ni de bon,
Seulement des divergences d'opinion.
[Isarus]

La maîtrise d'une épée doit être apprise, exercée et maitrisée. Le jeune apprenti du forgeron ne commence pas
par forger une belle épée
pour le prince. L'apprentie tapissière ne tisse pas le tapis préféré de la reine
avec ses premiers fuseaux.
Ainsi, le rhéteur fait ses premiers discours à son miroir et le soldat se bat d'abord
contre un mannequin, et non contre son ennemi mortel.

[Maël Theirmall]

L'Harmonie passe aussi par la Diversité,
tel le ciel embrasé d'une soirée d'été.
[Laranith]

Un par un, il traîna les corps jusqu’à la falaise et les jeta à la mer afin de leur offrir une sépulture rapide...

Et afin de libérer la clairière de ces putrides émanations. La nature n’avait pas à contempler la folie des hommes.
Elle n’avait pas à supporter la barbarie des êtres qu’elle avait un jour engendré...
[Trucid]

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 La génèse d'une destinée

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AuteurMessage
Ben Colfud

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Messages : 9
Date d'inscription : 23/09/2012
Age : 27
Localisation : France

MessageSujet: La génèse d'une destinée   Mer 3 Oct - 20:00

En ce début du mois des moissons, la grande cité de Louise semblait effervescente. Les habitants couraient dans tous les sens dans les avenues et les ruelles de la ville. Un charmant soleil, toute fois assez timide en raison de l'heure matinale, brillait déjà dans le ciel, illuminant les visages des citoyens qui grouillaient dans la capitale qui avait des allures de fourmillière. Et c'est en cette heure, en ce lieu, que notre héros passa les grandes portes ouest de la ville.
Ben avait remonté la Catiope tout le long depuis son village, traversant les bois d'avant pour atteindre Louise et enfin il franchi les grandes portes, entourées de ces tours somptueuses qui portaient les grands drapeaux présentant fièrement le hibou du roi. Les gardes postés là pour garder l'entrer ne regardèrent même pas le guerrier, et pour cause, il était noyé dans une foule d'individus qui allaient et venaient pour rentrer ou sortir de la ville. Sa lance orgueilleusement portée sur son épaule, avec son baluchon accroché au bout de la pointe, son bouclier dans son dos, son épée au fourreau, ses bottes de cuir frappant le sol d'un air déterminé, son plastron de cuir soigneusement entretenu brillant sous les rayons du timide astre de l'aube, Ben faisait quand même impression ; même si on notera que le baluchon cassait un peu le tableau du guerrier solitaire ténébreux. Ses longs cheveux bruns et sa grande cape rouge sang ondulaient derrière lui sous le rythme de sa marche droite et altière. De son expression renfrognée, avec sa barbe et sa moustache qui lui donnait ce charisme déconcertant, Ben semblait regarder ce qu'on pourrait appeler l'horizon des rues devant lui, cette ligne où se perdaient les visages et les silhouettes dans les dédalles des avenues pavées de la cité de Louise.

Qu'était-il donc venu chercher ici ? Il ne le savait pas encore. Il faisait confiance a son instinct et surtout au destin. Il avait choisit de prendre la route, de partir sur la voie du grand pélerinage, le grand voyage initiatique. Ce qui l'attendait était un mystère. Mais avec ses talents de guerrier, Ben souhaitait clairement effectuer du mercenaria. C'est donc tout naturellement qu'il chercha à trouver du travail. Mais là se posa le premier problème : comment ?
Il avait lu qu'il suffisait parfois de se rendre dans les tavernes, mais à des heures comme celle-ci elles devaient être désertes. Il savait aussi que les gardes affichaient les avis de recherches et les primes en cours, mais ce n'était jamais plus que de la délinquance, au mieux une petite meute de gobelins récalcitrants qui embêtaient les habitants en infestant les égoûts de la ville. Se rendre au palais ? Très peu pour lui. Les rois et les reines avaient la facheuse tendance à être hautains et à ne confier les missions intéressantes qu'à leurs chevaliers. Si ils dègnaient offrir un emploi à un baroudeur comme lui ce serait soit trop facile, soit trop difficile. Ces gens là n'ont aucune mesure, ne connaissant pas le juste milieu. Que restait-il à notre chasseur de démons ? Pas grand chose convenable. Mais il se décida tout de même a se rendre là où il avait le moins de chance de se retrouver à chasser le rat géant dans les égoûts : voir les annonces au poste de garde.

Un poste de garde reste un poste de garde. Nous avons la sempiternelle tour avec les petits drapeaux et les deux bleus de la garnison postés devant l'entrer le temps qu'ils se fassent remarquer en bien par leurs supérieurs. Et à côté, un magnifique et merveilleux tableau de bois. Bien que les termes "magnifique" et "merveilleux" désigne en réalité une planche de bois grossière vulgairement clouée sur un poteau, au moins fut-elle droite et entrenu un minimum. Notre cher héros s'avança, sans oublier de saluer les gardes d'un simple de geste de la tête et de la main, mais sans leur adresser la moindre parole il se dirigea vers notre pancarte qui était l'objectif premier de la visite de notre protagoniste. Il s'approcha, plissa les sourcils, ouvrit légèrement les lèvres, prit une expression fort peu emballée, continua par un hochement de tête significatif et peu enthousiaste, avant de soupirer.
Les offres d'emplois ? Une bande de voleurs à éliminer, un groupe de rats géants à chasser, un gang de vandales à tuer, une meute de loups à égorger, un pickpocket à épingler, un ivrogne à corriger, un créancier à calmer, un troll à décapiter, et d'autres offres toutes moins intéressantes les unes que les autres... Ben n'arriva pas à se retenir de jurer à voix haute :


- Bon sang ! Je suis un chasseur de démons moi ! Que diable ais-je à faire de rats géants et autres mécréants de la délinquance mondaine ?!

Il avait crier assez fort pour attirer l'attention des gardes qui tournèrent la tête vers lui d'un air intrigué. Ben leur jeta un regard noir et froid, pas assez pour être irrespectueux et s'attirer des ennuis, mais suffisemment pour leur faire comprendre qu'ils feraient mieux de s'occuper de leurs affaires plutôt que de le dévisager de la sorte. Il reporta son attention sur le seule avis qui lui paraissait digne d'être lu plus attentivement : celui concernant le troll.
La note parlait d'un troll qui venait régulièrement se servir dans l'une des fermes non loin d'ici pour dévorer une vache ou deux voir une chèvre quand il était plus fine gueule. Le fermier et la garde offrait une récompense à quiconque amenait la tête du troll. Le troll devait vivre non loin dans une pseudo grotte qu'il fallait trouver. Un troll, c'était pas bien méchant, et surtout pas très glorieux à vaincre, mais c'était toujours ça. La récompense quant à elle n'était pas mirobolante. Ben soupira une fois de plus avant de lâcher encore à haute voix :


- Et bien ! Un chasseur de démons réduit à aller chasser le troll ! Sainte Ënn me pardonne !

Il fit volteface, ne sachant même pas si les gardes avaient récidivé un regard douteux vers lui, puis il s'éloigna après avoir pris soin de noter où se trouvait la ferme en question. Il remarqua que pour ne rien arranger, il lui fallait traverser la ville, soit aller à la porte est alors qu'il était... à l'autre bout. Ce qui était très motivant avouons-le. Notre cher guerrier, déjà fort irrité, se trouva fatalement ennuyé quand il dut contre son gré traverser un immense marcher. Déjà assez contrarié d'être ainsi obligé de traverser toutes ces ruelles bondées pour faire expirer un troll trop affamé pour une bourse ridiculement pesée, notre cher guerrier qu'on aurait put qualifier de très mal luné se retrouva piégé dans cette foule énervée qui ne cessait de le bousculer. Et c'est en déambulant au milieu de tous les habitants qu'il se dit que sincèrement, vallait-il le coup franchement d'aller ôter la vie de ce troll gênant. Il aurait put ainsi y songer pendant tout ce temps passé au milieu de cette foire désordonnée, mais alors que ses pensées vers sa quête indigne étaient toutes tournées qu'une main leste mais fort mal dissimulée tenta un larcin sur sa bourse préférée. Et la, c'est le drame.

Ben lâcha sa lance qui commença à tomber vers le sol. Dans le même mouvement, en un éclair, presque aussi rapidement que le vent pouvait souffler, il dégaina son épée, la sortant du fourreau, se retournant comme un prédateur pour trancher le bras qui tentait de le voler. Le membre du voleur ensanglanté tomba juste à côté de la lance a laquelle le baluchon de notre guerrier était toujours solidement accroché. Ben se tenait là, son épée couverte de sang, la pointe tournée vers le jeune homme désormais à terre qui hurlait de douleurs. ce garçon portait un capuchon d'où des mèches verdoyantes s'échappaient. Pris de fureur et de colère, notre héros arracha la capuche du voleur pour y découvrir son visage et il fut stupéfait de constater que celui-ci lui était famillier.
Le jeune garçon, était l'un des voleurs recherché par la garde. Ben avait vu son portrait sur un avis de recherche. C'était le leader d'une bande de voleurs qui avaient tous été emprisonnés par la garde de la ville. Ces voleurs, les lapins gris comme ils s'appelaient, avaient tous sacrifié leur liberté pour permettre à leur chef de garder la sienne. Et voilà que notre mercenaire adepte de Sainte Ënn se retrouvait face à ce malfrat, ce petit voyou qui se croyait plus malin que les autres. La pointe de son épée toujours dirigée vers le pauvre voleur, Ben commença à hurler alors que la foule toute entière avait fini de crier de stuppeur face à la violence de son geste pour finalement former un cercle autour des deux personnage de cette scène :


- Khan Edenia ! Dit Orphan ! Chef des lapins gris ! Recherché pour vandalisme, vols à la tir, cambriolages, larcins multiples et variés, et j'en passe ! Un petit vaurien de démon corrompu quoi !
- Mais je...
- Tais-toi ! Mécréant ! En tant que chasseur de démons, et au nom de Sainte Ënn, je vais purifier le monde de ton existence démoniaque en t'ôtant la vie !
Ben leva son épée, prêt à séparer la tête du voleur de son cou, puis la lame tomba et un grand bruit d'épées résonna sous le bruit de la foule surprise. Une autre épée était venue s'interposée entre notre guerrier et le voleur et une voix grave clôtura le spectacle :
- Ce ne sont pas les manières de la maison, monsieur le chasseur de démons. Il s'agissait d'un capitaine de la garde locale de la cité, avec une grande cape rouge, tout comme Ben, sauf que celle du gradé était ornée d'un hibou majestueux. Ben abaissa son arme et pris un air vexé. Deux gardes vinrent saisir le jeune voleur dont le bras avait été emputé prématurément pour l'embarquer alors que le capitaine rétorqua à l'intention du fanatique de Sainte Ënn : Vous faites un peu trop parler de vous en peu de temps voyageur. Votre language raffiné et votre bonne humeur près de mon poste de garde ainsi que votre comportement civilisé en pleine place du marcher. Faites attention tout de même, je pourrais finir par vous apprécier suffisement pour vous proposer de vous loger gratuitement à mon poste de garde.

Un humour et une ironie digne des plus éloquents gradés de la ville de Louise. Ben n'avait qu'à s'écraser, même si mille et une réparties lui venait à l'esprit. Le capitaine parti rejoindre ses hommes qui traînaient le jeune voleur vers le poste de garde pour qu'il y soit emprisonné jusqu'à nouvel ordre. Il rejoindra sûrement ses amis les autres lapins gris dans le donjon de Louise. Mais Ben, avant de ranger son épée ramassa le bout de bras qu'il avait coupé et interpela le capitaine en leva son trophée au-dessus de lui :

- Dites-moi capitaine ! Car Ben était assez cultivé pour reconnaître les décorations d'un gradé, Vous n'oubliez pas quelque chose ? L'homme a la cape ornée du hibou royal se retourna avec un air suspicieux, cherchant où son interlocuteur voulait en venir. Ben ne se dégonfla pas : Et bien, c'est tout de même grâce à moi si vous avez arrêté cet... "homme". Disait-il à contre coeur, car pour lui ce genre de bandit de bas étages ne méritait pas d'être considéré comme membre de la race humaine. Alors voyons... La prime pour la capture de ce voyou me revient de droit tout de même, non ? Le capitaine le regarda, esquissa un sourire malin et répliqua avec les lèvres en coin :
- Il serait fort indigne d'oser payer un chasseur de démons de votre rang pour un si piètre voleur de la sorte. Je n'oserais pas vous insulter ainsi ! Ben pesta et gromella dans sa barbe virile alors que le capitaine le saluait, très fier de sa réponse : Bonne journée messire !

Notre chasseur de démons, puisse qu'il faut le dire que c'est le centre d'intérêt de notre personnage, balança le membre ensanglanté sur le côté qui vint choire au milieu d'un étal de viande du boucher du cartier. Le prochain client appréciera sûrement son nouvel arrivage de viande fraîche. Notre très cher Ben, quant à lui, finit par quitter le marcher pour rentrer dans la première taverne qu'il croisa : "Au chien sénile". Un nom tout aussi charmant de la clienthèle et la gérance... Il s'assit au comptoire, commandant une chope de jus de fruit.

- J'vous d'mande pardon m'sieur ? V'lez quoi ?
- Une chope de jus !
- D'là vinasse ?
- Non ! Bon sang ! Servez-moi n'importe quoi qui ne soit pas alcoolisé !
- houlà ! Z'êtes pas comme tout l'monde vous là ! J'sais pas si j'ai moi ça...

*Quelle ville de tarés...*


Pensa t-il à ce moment là. La taverne était quasiment déserte. Il y avait bien un ou deux ivrognes qui dormaient encore de leur cuite de la veille au fond de la salle, des pauvres vagabonds qui était venus boire ce qu'ils avaient mendier la journée et que le tavernier avait eut la grâce de laisser dormir au chaud à l'intérieur. Le tavernier finit par donner un verre de lait de chèvre a notre guerrier qui fit la moue en découvrant le breuvage, déçu de ne pas avoir pensé à prendre quelques bouteilles de jus de fruits pressés de son jardin à l'antre des pêcheurs, son village natal. Il le sirota tranquillement, la tête baissée, le regard vide, pensant à son troll qui l'attendait, ou peut-être pas si il décidait de ne pas y aller. Pour le moment, notre cher chasseur de démons était confronté à un choc violent entre le confort de son petit nid douillet qu'il n'avait jamais quitté à l'antre des pêcheurs et la grande cité en ébullition permanente de Louise. C'est que c'est un campagnard notre petit Ben ! Mais c'est peut-être ce lait de chèvre innocent qui pourrait changer le destin de notre héros à jamais dans la taverne du chien sénile...
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